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« Je suis né dans un chou. Et toi ? » »Moi ? Un disque dur »

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Le mot « Memes » ne vous dit rien ? Bon, je vous aide. Le German Kid, Star Wars Kid, Charlie The Unicorn, Demotivating Posters, LOLCats ? ça ne vous dit toujours rien ?

Alors, vous n’avez une culture web complète. Attention, je ne vous traite pas d’ignares, loin de là. Mais vous n’avez pas exploré le web dans tous ses retranchements.

Qu’est-ce-que la culture web ?
Finalement pas si différente des autres types de cultures (arts, musiques, civilisations, …), elle s’apprend et possède chaque jour des nouveautés, des choses encore non dévoilées auparavant et qui, souvent, nous émerveille et où l’on se dit « Diantre, pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt ? ».
La culture web, c’est un vocabulaire (Meme – prononcez « mémé »), c’est des images phares (Pedo bear, Shoop-Da-Whoop), des vidéos qui ont marqué {à vie} les visiteurs (Numa Numa, Hitler Parody (du film « La chute »)) et des phrases/mots/chiffres cultures comme « MEUPORG », « all your base are belong to us », « The Answer to the Ultimate Question of Life, the Universe, and Everything is 42″.

Ce qui est fascinant avec la culture web, c’est qu’elle est polymorphe et sans cesse en expansion. Il est rare de ne pas voir de nouveautés sortir tous les jours. Et le Web 2.0 n’a fait qu’accélérer cette notion de culture web. Elle est alimentée principalement par les clichés, les jeux vidéo et les chats. Ses deux caractéristiques majeures sont l’humour et la liberté (dans les propos). La grande partie des éléments la composant sont des images, des clichés, des habitudes tournées en ridicule. Ceci lui donne souvent un caractère grégaire mais n’enlève rien à sa créativité et son intelligence. Autre point intéressant, c’est que comme le village global de Teilhard de Chardin, la culture internet est internationale. Mis à part certains éléments régionaux, notamment dû à la langue, les memes sont partagés dans le monde entier. Cependant, malgré son côté viral et international, cette culture est assez marginale. Comparé à la population naviguant sur internet, le nombre de personnes connaissant les memes et leur signification est vraiment réduit. La culture web le début d’un culture mondiale ? Peut-être… En attendant le de voir le fantasme de Teilhard de Chardin se réaliser, l’humour acide de la web culture doit se faire accepter.

Et vous, êtes vous à l’affut de chaque nouvelle vidéo, chaque nouvelle information, chaque nouveau artwork… En bref, chaque nouveau contenu posté sur le web ? (Notamment les Memes dont on peut voir l’expansion depuis l’arrivée du Web 2.0 : Internet Memes Timeline)
Si vous répondez oui à cette question, vous êtes déjà accro au web. Bonne chance pour décrocher.

MAJ : Voici la vidéo de NOTRE Epic Meal Time ! Régalez-vous bien !

Historique des recherches Google

La vie sans tablette tactile

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Aujourd’hui il fait beau, je sors d’une « EPIC » fin de semaine, et j’ai envie de troller :) Cela dit, je vais essayer de troller intelligemment avec une réflexion constructive sur LE phénomène de mode de ces derniers mois : les tablettes tactiles, en première ligne desquelles le fameux iPad d’Apple.

L’iPad, dont la deuxième version est sortie le 11 mars 2011 en Amérique du nord et le 25 mars en Europe, est incontestablement à l’origine de l’engouement populaire pour ce genre de produits. On peut aisément dire que l’iPad premier du nom a fait découvrir au grand public le monde de la tablette tactile (et peut être aussi aux autres constructeurs, j’y reviendrais).

 

  • L’iPad ou comment créer un marché de toute pièce

La sortie de l’iPad fut une petite bombe dans le monde des technologies : Apple et Steve Jobs montrèrent une fois de plus qu’ils étaient maîtres dans l’art de créer la demande pour ensuite fournir l’offre. Le 27 janvier 2010, lors de la keynote pendant laquelle l’iPad fut dévoilé, Steve Jobs déclara : « Y a-t-il la place pour quelque chose entre les téléphones et les ordinateurs portables ? », ce à quoi on répondrait assez naturellement « non » (ou alors « un cable », si on a un peu d’humour). Mais Apple ne l’entend pas de cette oreille, et c’est là qu’intervient l’iPad : une tablette tactile basée sur le design de l’iPhone, utilisant le même système d’exploitation très peu modifié, et surtout qui fonctionne de concert avec LA poule aux oeufs d’or d’Apple : l’Appstore.

Mais peu plus d’un an et 14,79 millions de tablettes plus tard, c’est le 2 mars 2011 que Steve Jobs dévoile l’iPad 2 : « Plus mince, plus léger, plus rapide » que l’iPad. La présence d’une caméra sur la face avant pour la vidéoconférence est un argument que Steve Jobs présente comme une des révolutions par rapport à l’iPad ; mais concrètement, est-ce si révolutionnaire ? On notera qu’il n’en est pas à son premier coup d’essai après l’appareil photo sur l’iPhone 3G, la capture de vidéos sur l’iPhone 3GS et la caméra faciale sur l’iPhone 4 (déjà à l’époque …). On passera sur la couverture de protection tout droit venue du futur pour protéger son bébé, une vraie révolution en terme de technologies new generation de la mort qui tue.

On peut néanmoins laisser à Apple le mérite d’avoir réussi un coup marketing incroyable, en témoigne l’historique des recherches google sur le mot « tablette » depuis  (limité donc aux pays francophones) (données normalisées sur une échelle de 0 à 100).

 

Historique des recherches Google

 

  • La tablette tactile : partout, tout le temps.

Il est clair que depuis le succès de l’iPad, de nombreux constructeurs se sont eux aussi mis à faire dans la tablette tactile. HP, Motorola, Blackberry, Samsung, LG, HTC, Asus, Acer, Dell …. tous ces grands noms de la technologie y sont allé ou iront de leur tablette, toutes « mieux que l’iPad » bien évidemment. On a donc le tableau suivant : Apple qui invente un nouveau marché, le consommateur qui se jette dans la gueule du loup et qui dépense un demi mois de salaire pour jouer au solitaire sur son iPad dans le métro, les autres constructeurs qui tentent tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu ; et la presse dans tout ça ? En bien elle a selon moi elle aussi succombé au syndrome du troupeau de moutons. Il n’y a qu’à voir le nombre d’articles traitant des tablettes tactiles sur le sites spécialisés pour se rendre compte de l’importance de ce produit dans la pensée collective. Un exemple avec le site journaldugeek.com, un équivalent français du célèbre Gizmodo : si on lance une recherche d’articles contenant le mot « tablette » dans l’historique, 1051 articles sur les 1281 au total ont été publiés après le 27 janvier 2010, jour de l’annonce de la sortie de l’iPad …

Mais au final, cet engouement est-il justifié ? Je suis tombé sur cet article assez surprenant, toujours sur LeJdg.com. On peut le résumer ainsi : sur une population de 6,898 milliards de terriens, on compte 5.113 milliards utilisateurs de téléphones cellulaires et 1.170 utilisateurs de PC. Les utilisateurs de tablettes tactiles sont au nombre de … 394 millions ! On a donc seulement 0.3% de la population mondiale qui possède une tablette …

Tout ceci nous prouve qu’Apple a réussi son coup : faire parler de lui partout et tout le temps. Peu de personnes ont une tablette, mais tout le monde sait que le grand Apple produit la tablette ultime, sans bug, avec les fonctionnalités les plus avancées du moment et surtout plus belle que les autres. Les chiffres de vente d’iPad sont incroyable par rapport au marché de la tablette tactile et l’environnemnt iOS (iPad, iPhone, iPos et Appstore) représente 80% du chiffre d’affaire d’Apple en 2010.

 

  • Pour finir

En conclusion, et pour y aller de mon avis personnel, je dirais que l’iPad est l’illustration même de la façon dont Apple engloutit tout l’univers hi-tech pour finalement le faire régresser. Il est triste de constater qu’une entreprise aussi performante en terme de solutions professionnelles peut exploiter la population lambda en jouant sur son ignorance du monde des nouvelles technologies. L’iPod était clairement une révolution, l’iPhone (1er du nom) était une bonne évolution, l’iPad n’est qu’une vulgaire poule aux oeufs d’or dans un joli papier cadeau. De plus, force est de constater que cette gangrène se répand chez les autres constructeurs, à commencer par Google, qui suivent tous le chemin de la tablette tactile plutôt que de continuer à innover là où Apple n’a pas déjà le monopole.

 

Au fait, vous avez acheté votre tablette ?

 

 

Khan Academy : une meilleure façon d’apprendre ?

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Récemment j’ai regardé une vidéo du TED (oui, le fameux !) vraiment très intéressante. Salman Khan, un ancien analyste financier de hedge fund qui en publiant des vidéos expliquant des concepts mathématiques sur Youtube a découvert qu’il y avait peut-être découvert une meilleure façon d’enseigner. La vidéo de sa présentation est peut-être un peu longue mais elle vaut vraiment le coup.

Ce que Salman Khan propose, c’est de revoir entièrement la façon d’enseigner en se servant de la technologie. Sa réflexion, qui débute d’une anecdote, est tout à fait intéressante. Sa solution est simple : suivre le cours à la maison sur des vidéos et faire les exercices en classe, ce qui est l’opposé de ce qu’il se passe actuellement. Ainsi, les élèves, quand ils sont chez eux, peuvent avancer à leur rythme sur les concepts du cours, et, une fois en classe, le professeur peut passer plus de temps à côté de l’élève pour l’aider. De plus, grâce à une interface, le professeur peut suivre la progression de chaque élève, notion par notion, voir où il réussit et ou il bloque. De cette façon, l’élève pourrait se construire une connaissance sans trou de gruyère, sans être compétent à 80% dans une matière.

Personnellement, je trouve la vision de l’enseignement de Salman Khan vraiment révolutionnaire et, elle est, à mon avis, bien plus efficace que la méthode que j’ai pu vivre jusqu’à présent. Les seuls bémols que j’éprouve par rapport à la Kahn Academy sont :

  • L’utilisation de la technologie : qui freine énormément sa diffusion même aujourd’hui
  • Quid des matières littéraires comme l’histoire ou la philosophie. Car en maths c’est « oui » ou « non » mais en philosophie; tout raisonnement est recevable.

Je ne sais pas si un jour la Khan Academy sera commune dans nos écoles, mais j’aurais bien appris de cette manière.

NGP

Une nouvelle manière de jouer, made in Sony

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Alors que la guerre de la Nintendo DS et de la PSP prend petit à petit fin dont la Nintendo DS sort victorieuse (en terme de ventes, non en terme de qualité des jeux), une nouvelle guerre est ouverte. La guerre de la 3DS de Nintendo et la NGP (nom de code) de Sony commence son petit bout de chemin.

La 3DS, en plus d’avoir des nouveaux composants plus puissants que la DS actuelle (encore heureux!), cette nouvelle console possède un écran qui permet d’avoir une impression de 3D, le tout sans lunette. Une technologie qui, malgré qu’elle existait déjà, est l’une des premières sortir pour se vendre au grand public. A l’heure où la 3D à la mode, la 3DS ne pouvait pas mieux tomber.

Quand à la NGP, Sony a décidé d’écouter les joueurs et leurs attentes. En plus de garder un design similaire à la première PSP, Sony a rajouté un deuxième stick analogique, installé 2 webcams (une à l’avant, une à l’arrière), ajouté un écran tactile, ainsi que des puissants composants qui ne sortiront officiellement qu’en 2012 (notamment son nouveau processeur 4 coeurs). Et pour couronner le tout, alors que d’habitude, on s’attend que Nintendo propose une nouvelle forme d’interactivité (Ecran tactile de la 3DS, WiiMote de la Wii), c’est Sony qui, cette fois, s’y essaye grâce à un trackpad à l’arrière de la console. Après 7 ans sans réelle innovation immersive et interractive (à part EyePet et Invizimal), Sony décide enfin à prendre des risques et sortir des sentiers battus.

Eh oui, alors que la Nintendo 3DS innove surtout par son écran 3D sans lunette, la NGP choisit pour sa part d’essayer une nouvelle façon de jouer, une nouveau type interactivité encore jamais essayé sur une console portable : Un trackpad à l’arrière de sa console.
Oui, on pourrait penser que c’est le monde à l’envers et pourtant… Et c’est tant mieux ! Le monde est à la recherche éternelle de nouvelles expériences et ce trackpad pourrait bien nous faire profiter d’une nouvelle expérience, tout comme l’a été EyeToy, dont le principe a ensuite été largement amélioré, 7 ans plus tard, par Microsoft pour faire son très connu produit qu’est Kinect.

Mais vous vous demandez surement à quoi peut servir un trackpad à l’arrière d’une console. Effectivement, c’est assez particulier comme idée et les possibilités d’une telle interface ne nous viennent pas tout de suite à l’esprit.
Pour mieux comprendre les possibilités offertes par cette nouvelle console et son trackpad, je vous propose de regarder une vidéo du meeting (15 minutes) qui donne une bonne idée de l’expérience que peut offrir cette nouvelle console (Si vous n’avez pas le temps, allez directement à 5 minutes 30, on voit l’une des possibles utilisations du trackpad)

Comme on peut le voir sur la vidéo, le trackpad pourrait permettre de bouger une boule en créant, sous la pression de notre doigt, un relief dans le jeu. Aviez-vous déjà vu ça auparavant ?
D’autres possibilités comme, par exemple, bouger ses doigts de haut en bas pour monter à la corde, ont été montrés.

Bien que Nintendo et Sony avouent de concert qu’ils ne visent pas les mêmes cibles, il sera intéressant de voir comment vont évoluer les deux consoles dans le temps, aussi bien au niveau des ventes, que des possibles nouvelles utilisations.
Il est évident que la 3DS va très bien se vendre grâce à son écran révolutionnaire 3D sans lunette. Cependant, je lui pronostique un avenir moins radieux que ce qu’a été celui de la DS car son manque d’originalité dans son interactivité la pénalisera sur le long terme.
La NGP de Sony a intégré toutes les technologies actuelles (et futures) pour pouvoir proposer des solutions sur le long terme et ainsi, ne pas avoir à sortir une nouvelle console toutes les années qui rajoutent une seule et unique nouvelle fonctionnalité.

Comme on le dit souvent dans le gargon des nouvelles technologies : Wait & See.

IBM's Watson Computing System

Pas si élémentaire mon cher Watson

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Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de Watson. Non, pas le cher acolyte de Sherlock Holmes. Watson est le dernier projet d’IBM pour venir essayer de titiller l’intelligence humaine.

Après avoir battu le plus grand champion d’échec, Gary Kasparov, avec leur super ordinateur Deep Blue en 1997, IBM s’attaque aujourd’hui au langage. Cette fois-ci, le nouvel super ordinateur d’IBM, dénommé Watson, devra gagner au Jeopardy!. Il y affrontera non moins que les plus grands champions du Jeopardy : le plus grand vainqueur d’affilé et celui qui a gagné la plus grosse somme d’argent.

Le but du Jeopardy consiste à retrouver la question à une réponse donnée dans un thème précis. Pour ce faire, il faut donc une très bonne culture générale et évidemment une bonne maitrise du langage. Pour répondre, Watson reçoit la version textuelle de la réponse lu aux autres candidats qu’il analyse ensuite. C’est au total 90 serveurs contenants l’équivalent de 2880 processeurs(!) de 3.5GHz et de 16 Téraoctets de RAM(!!) qui permettent à Watson d’analyser une phrase. L’analyse est effectuée par différents algorithmes lancés en parallèles dans la base de connaissances de Watson. Oui, une base de connaissances ! Car tout comme les autres candidats, Watson à dû apprendre : lire des encyclopédies, des dictionnaires… Tout comme les candidats, Watson doit être suffisamment confiant en sa réponse pour pouvoir buzzer et répondre de sa voix synthétique. Enfin, pour permettre l’équité avec les candidats humains, l’ordinateur d’IBM possède un temps de réaction avant de buzzer.

Après une très longue période d’apprentissage et de réglages, Watson est maintenant capable de se mesurer aux grands champions du Jeopardy.  Les 14,15 et 16 Watson affrontera les 2 plus grands champions de Jeopardy. Le mois dernier, les 3 concurrents ont participé à une partie test de 15 questions, et Watson est sorti gagnant d’une courte tête.

Cette folie d’IBM tente une nouvelle fois de rapprocher l’ordinateur de l’humain. Bien que conçu pour réaliser une tâche bien précise, Watson est quand même une belle prouesse informatique. Ceci ouvre la voie d’une intelligence artificielle autonome capable de comprendre le langage et donc de le parler. Les applications sont innombrables. L’homme n’ayant pas trouvé d’autre espèces avec qui parler finira peut être par se la créer.

Site web de Watson

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Loi création et internet

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La très enrichissante discussion que nous avons eu mercredi dernier à propos du rôle d’internet et des communications dans les révoltes des peuples d’Afrique du Nord nous pousse aujourd’hui à aborder un sujet touchant également, mais dans une moindre mesure, à la liberté des internautes. Nous avons donc choisi de vous parler d’un texte de loi qui aura fait beaucoup de bruit en France ces derniers mois : le projet HADOPI.

Hadopi signifie « Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet ». Il s’agit d’un ensemble de loi adopté par le gouvernement français le 15 septembre 2009 et qui, comme son nom l’indique, prévoit de lutter contre ce que nous appelons le « piratage » d’œuvres musicales ou cinématographiques sur internet. Dans les faits, le téléchargement était déjà illégal avant la loi Hadopi en France ; Mais au lieu de préférer de mettre en place un système de licence globale qui aurait permis de financer la culture à travers un petit surplus sur le cout de la connexion internet, le gouvernement a mis en place une loi qui permet d’accélérer et surtout de faciliter la réponse juridique du gouvernement contre les particuliers se livrant aux téléchargements illégaux. Elle repose sur un principe de base : la riposte graduée.

Qu’est ce que la riposte graduée ?

La société TMG surveille des milliers de fichiers sur les réseaux P2P et lorsqu’un fichier surveillé est téléchargé par une personne, son adresse IP est enregistrée. Par la suite, cette société transmet les IP des fautifs aux FAI (Fournisseur d’Accès à Internet).
Le gouvernement impose à présent aux FAI de livrer les coordonnées de leurs clients pris sur le fait à l’Hadopi, qui procédera ainsi si elle confirme l’infraction :

  1. Envoi d’un 1er mail d’avertissement
  2. En cas de récidive : envoi d’un 2eme mail et d’une lettre recommandée
  3. Si nouvelle récidive : nouvelle lettre d’avertissement informant des poursuites possibles, puis décision ou non de transférer le dossier à la justice qui pourra choisir de priver le pirate d’accès à internet pour un an au maximum

Qu’est-ce qui change ?

Si le téléchargement illégal était déjà passible de poursuites judiciaires avant la loi Hadopi, la nouveauté réside dans la simplification et l’accélération des démarches permettant d’inculper le contrevenant, y compris quand « monsieur tout le monde » décide de faire un usage strictement personnel des données téléchargées, ce qui implique aussi un rayon d’action beaucoup plus large. Les premiers mails d’avertissements (entre 20 000 et 25 000) ont été envoyés au début de l’automne 2010, tandis que les premières deuxièmes mises en gardes ont été annoncées au cours de janvier 2011.

La rébellion Free et la réponse de l’Hadopi

Au moment où les premiers mails d’avertissement ont été envoyés aux internautes fautifs, le FAI Free faisait sensation en annonçant un refus de collaborer et en évoquant l’absence d’interdiction dans le texte de loi. Quelques jours plus tard, un amendement était ajouté à la loi, prévoyant 1500 euro d’amende par mail non envoyé et adresse IP non fournie à l’Hadopi. Contraint de s’exécuter, le fournisseur d’accès envoya, à l’HADOPI, les coordonnées des IP repérées … sous format papier ! Cette saga entre le FAI et le gouvernement aura grandement servi les intérêts financiers de Free qui, sans mettre en cause sa bonne volonté, s’est fait là un joli coup de pub :)

Une privation des libertés individuelles ?

Un autre reproche fait à la loi Hadopi est la coupure de l’accès internet comme dernier recours contre les téléchargements. Dans une région ne bénéficiant pas du dégroupage total, une coupure de l’accès internet signifie également une coupure de la télévision par internet et du téléphone. Or selon la loi en vigueur, les opérateurs de téléphonie ont l’obligation de fournir un service minimum d’urgence. Autre point de discorde, la surveillance du trafic internet peut porter atteinte à la vie privée de l’internaute. On peut également considérer l’accès internet comme étant une liberté fondamentale de nos jours, quand certaines institutions (dans l’enseignement notamment) font d’internet leur seul et unique moyen de communication.

Autres reproches

La « présomption de culpabilité » est citée dans la liste de reproches faits à la loi Hadopi : en effet, l’internaute suspecté de télécharger illégalement est tenu de prouver lui même qu’il était dans son droit. Cette mesure va directement à l’encontre du principe fondamental du droit français qu’est la présomption d’innocence.

On peut également parler du fossé en termes de « savoir technologique » entre le pouvoir législatif et la population visée par la loi. Au vu de la fréquences des déclarations douteuses de nos députés quant à leur culture informatique (voir cette video Dailymotion et cette video Youtube), comment ne pas s’interroger sur le bien-fondé de telles mesures, quand elles sont prises par des personnes incompétentes sur le sujet ?

L’aspect technique de la loi et de son application : à peine le projet de loi était présenté que déjà un grand nombre d’internautes avaient mis au point des méthodes de contournement. Masquer son IP réelle (en passant par un VPN), utiliser le réseau Wifi de ses voisins (craquer en quelques minutes une borne Wifi avec une protection WEP), passer par des hotspots publics … Partant du principe que la loi Hadopi cible en 1er lieu les protocoles p2p, les sites d’hébergement directs ont également vu leur nombre de visites exploser en quelques mois.

Et pour finir, citons tout simplement la difficulté des FAI à contacter ses clients : les mails d’avertissement sont envoyés sur les adresses associées aux comptes du client chez le FAI, mais quel est le pourcentage de personnes qui utilise cette boite mail ? La plupart ne sont même pas au courant de son existence, à l’heure ou Hotmail et Gmail fournissent la majorité des adresses mail.

Et au Québec ?

La situation au Quebec et au Canada en général semble être sensiblement la même qu’en France avant la loi Hadopi. Les lois sur les droits d’auteurs sont clairement définies mais aucune ne fait le lien direct entre le téléchargement et la violation des droits d’auteur. En 2004, la cour fédérale a rejeté une poursuite de 29 personnes soupçonnées d’avoir rendu disponibles des fichiers musicaux pour téléchargement, celle ci a décrété que cette pratique ne constituait pas une violation des droits d’auteur. On trouve cependant des cas où certaines maison de productions postent des mouchards sur certains sites afin de repérer les internautes se livrant à ces pratiques et avertissent les FAI qui prennent le soin de prévenir leurs clients en leur indiquant qu’ils sont passibles de poursuites. On peut résumer en disant que le flou dans la loi laisse encore une grande liberté aux internautes canadiens.

En conclusion

J’irais de mon avis personnel en soulignant le fait que le téléchargement illégal n’est, à la base, pas un plaisir en soi, mais plutôt une réponse aux tarifs proposés par les géants du divertissement culturel. On comprend bien que le prix à payer pour acheter un CD musical ou un film sur Blu-Ray freine les gros consommateurs de biens culturels (qui sont aussi constitués de « pirates »). Même si on peut considérer que les gens sont devenus d’hyper-consommateurs engloutissant les films et les albums comme jamais auparavant, et ceci grâce (ou à cause) d’internet, la réponse des autorités et des producteurs est, à mon avis, injustement violente. Si bien qu’on pourrait penser que le point de non retour a été franchi et que, même en dépit d’un développement fulgurant d’une offre commerciale juste, le consommateur ne serait certainement plus capable de renoncer à la gratuité des œuvres qu’a instauré le piratage sur internet. Quoi qu’il en soit, en France en tout cas, le fossé culturel et la différence de pensées entre le législateur et le consommateur font que le dialogue tourne très souvent au dialogue de sourds entre deux mondes que ne parlent pas la même langue et que le jour où on trouvera une solution est certainement très loin.

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Life In A Day

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La magie du web ? Faire ce que l’on ne pouvait pas faire avant.

La dernière idée folle en date ? Demander aux internautes de filmer une partie de leur journée du 24 juillet 2010 et d’ensuite, la mettre en ligne sur Youtube.

Dans quel but ? En faire un film pour montrer une journée de la vie des gens sur Terre. Quelque soit l’endroit où ils vivent. Aucune frontière ; Pas même celle de l’imagination.

Ce qui était impensable il y a encore 10 ans, est, maintenant, réalisable.

Imaginez-vous en 1970. Un producteur aurait très bien pu faire un appel comme celui lancé par Google (Youtube appartient à Google), mais qui l’aurait entendu ? Et quand bien même du monde l’aurait entendu, combien de temps lui aurais-t-il fallu pour récupérer toutes les pellicules et les monter ensuite ? Au moins une bonne dizaine d’années.

Ici, en 6 mois, tout a été fait.
Des vidéos des internautes au montage final pour en faire un film, il n’aura fallu que 6 mois.
La numérique et la numérisation a révolutionné le monde, l’a accéléré.

Cette expérience inédite proposé par Youtube nous montre clairement ce dont est capable le Web 2.0, ce Web interactif, rapide et communautaire.

Cependant, cette nouvelle expérience peut nous faire poser beaucoup de questions.

Première question
Ce film a entièrement été filmé par des internautes aussi différents les uns que les autres. Mais cela veut aussi dire que les coûts de production du film sont  nuls pour les réalisateurs (Kevin Macdonald et Ridley Scot) vu qu’ils n’ont pas eu à payer quoique ce soit pour créer le contenu. Cependant, ils ont tout de même dû regarder les 80 000 séquences reçues (plus de 4500 heures de rushs), les sélectionner puis les monter. Au final, ça doit bien avoir un coût, certes. Mais vous le savez aussi bien que moi, produire coute bien plus cher que monter. Sachant que le film sortira officiellement dans les salles le 24 juillet 2011, on est en droit de se demander « Qui va toucher quoi ? ». Parce que même s’il est marrant de voir qu’un bout de film que l’on a filmé se retrouve dans un film au cinéma, il est surement moins marrant de voir que ceux qui le distribuent s’en mettent plein de poches, avec vos propres images, sans rien vous donner en retour.
Y-a-t-il donc un système de redistribution des gains pour tous les participants de cette opération ? Ou alors, Youtube a-t-il démuni tous les rush de leurs droits d’auteurs ?

Deuxième question
Doit-on voir ici le signe d’une nouvelle façon de faire des films pour le cinéma ? Y aura-t-il un jour un réalisateur qui osera poster son synopsis sur internet pour voir comment les internautes interprètent son synopsis et ensuite, utilise leurs travaux pour monter le film ?

Troisième question
Lorsque l’on voit le nombres d’heures croissantes que passent les gens sur internet à regarder des vidéos, ne peut-on pas prédire la mort du cinéma dans 50 ans au profil d’un cinéma chez soi, où toutes les informations passeront grâce à Internet et la VOD (vidéo à la demande) ?

Journaux

L’évolution de raconter sa vie

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Au prémisse de l’internet, on était à l’époque de ce que l’on appelle le Web 1.0.
Les personnes a qui appartenait la site internet mettaient en ligne du contenus (textes, images, vidéos…). Les internautes pouvaient les voir mais sans avoir le droit et/ou la capacité d’interagir avec les contenu mis en ligne.
Avec le Web 2.0, on a vu apparaitre l’interactivité : les internautes pouvaient enfin interagir avec le contenu proposé. C’est à partir de cette époque (vers les années 2000) que l’on a vu apparaitre les blogs.
Grâce à un blog, une personne pouvait mettre un texte et les internautes pouvaient le commenter. Un dialogue/un échange (de connaissance) se créait, se transmettait. Même si l’utilisation d’un blog en 2010 est encore à l’ordre du jour, ses objectifs/ les contenus partagés sont terriblement différents.

Au début des blogs, lorsque l’on s’en créait un, c’était pour raconter sa vie; C’était en quelque sorte un endroit qui remplaçait le journal intime.
Cependant, à la base, un journal intime, ce n’est fait que pour être lu pour soi-même – ou au plus large des cas, à notre meilleur(e) ami(e). Mais en analysant plus loin le but d’un journal intime, en plus de nous permettre de réfléchir sur nos faits et gestes, au fond de nous, on veut qu’il soit lu. Mais pas tout de suite. Non, maintenant.

Avec les blogs, on pouvait donc jouir de cette possibilité. Je raconte ma vie, et n’importe qui peut la lire, la commenter, partager ses expériences, donner des conseils. Le journal intime avait donc évolué. Et avec internet, avait acquis une chose que l’on rêve toujours lorsque l’on écrit un journal intime : une réponse (si possible, la bonne). Le papier, lui, ne répond pas, ne réagit pas ; Il ne fait que subir et se faire noircir. Alors que le blog, ça répond (parfois mais la probabilité n’est pas nulle contrairement au papier).

Puis, doucement, Facebook est arrivé.

L’un des « désavantages » du blog, c’est qu’il fallait l’adresse du blog. Elle n’est pas toujours simple. De plus, bien que l’on veuille que notre contenu de blog soit lu par tout le monde, on ne veut pas qu’il soit lu par tout le monde (ah ah ah, un paradoxe).

Facebook permet de raconter (brièvement) sa vie, et qu’aux gens que l’on veut.

Donc après un passage où l’on veut que tout le monde lise notre vie, on passe à un stade où seuls nos amis peuvent lire nos joies/malheurs.

Mais ne rêvez pas, jamais vous ne pourrez raconter autant de choses que vous ne racontiez sur votre blog ou dans votre journal intime papier. Oubliez le texte de 30 lignes. Bienvenue dans l’ère du « taille SMS » : Plus c’est court, mieux c’est.

Avec Facebook (/Twitter), il n’aura jamais été aussi rapide et concis de raconter sa vie.

Parce que c’est pas si faux…

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We fuck the World – Les Guignols de l’info

wlogo

WikiLeaks, le chevalier blanc… pas si blanc…

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Après un article posté par mon professeur à propos du site Wikileaks et d’une actualité internet en plein sur ce phénomène WikiLeaks, j’aimerais apporter mon avis… et surement petit grain de sel.

Qu’est-ce-que WikiLeaks ?

C’est un site internet qui mets en ligne des documents confidentiels. Principalement, il s’agit de documents qui transitent dans et entre les différentes administrations des pays.

Dans quel but ?

Informer le peuple des agissements réels des gouvernements. La transparence que chaque être humain espère.

Qui est derrière WikiLeaks ?

Un homme, Julian Assange. C’est lui qui a eu l’idée de ce site et qui l’a créé. Il s’est ensuite entouré de gens qui mettent en ligne les contenus et s’occupent du site. En arrière-plan, il y a les informateurs anonymes. Ces personnes qui envoient à WikiLeaks tous les documents confidentiels. L’anonymat est total. Sauf quand ça rate. Bradley Manning en fait les frais. Il a envoyé 90 000 documents sur la guerre en Afghanistan. Il s’est fait démasquer. Le voilà en prison. Pour 54 ans.

Qui veut du mal à WikiLeaks ?

En grande partie, tous les gouvernements du monde. Du moins, au moins les gouvernements touchés par les fuites. Donc surtout, les pays industrialisés. Mais il y a aussi des banques comme Julius Bär car certains documents dans WikiLeaks parlent de l’affaire de blanchiment auquel la banque a participé.

Wikileaks, ça a l’air vraiment génial ! C’est l’outil de la démocratie du XXIème siècle ! Pourquoi écrire un billet de blogue là-dessus ?

Parce que WikiLeaks, ce n’est pas aussi merveilleux que ça en a l’air.
Oui, elle donne accès à des documents confidentiels.
Oui, on apprend des milliards de choses sur les magouilles qui nous entourent.

Mais pour fonctionner, WikiLeaks demande encore des gens pour mettre en ligne les documents. Ainsi, on a tout de même une médiation dans les documents mis en ligne.
Et la médiation, on peut la voir dans cet exemple justement donné par le site Owni.fr

« Pourquoi, quand on tape “ Blackwater ”, l’une des compagnie de sécurité privée les plus controversée, il s’affiche “ no results found ” ? » (Voir l’application d’Owni.fr sur les « Iraq War Logs »)

Il faut quand même avouer que c’est vraiment étonnant que sur les milliards d’informations que livre le site WikiLeaks, aucune ne parle de cette compagnie.

Wikileaks, un révélateur de secret ? Oui, quand il veut et presque quand il peut.

Il faut aussi avouer une chose : L’être humain croit toujours qu’un secret, c’est vrai.
Mais qui nous dit que ces documents confidentiels n’ont pas été trafiqué à la base ? Qui nous dit que le militaire/secrétaire qui a écrit le rapport n’a pas enjolivé ou aggravé les choses ?

C’est bien beau d’avoir des fichiers confidentiels. Mais la véracité de l’information ne pourra jamais être totalement prouvée.

Pour conclure, je trouve que WikiLeaks est une bonne idée.
Les différentes pressions que font les gouvernements envers ce site est une bonne chose car elle prouve que certaines informations sont véridiques et embarrassantes pour eux.

Mais il est important de prendre du recul envers les documents que l’on peut lire dessus. Mon professeur de communication nous dit toujours « Doutez« . Et je pense comprendre un peu plus tous les jours la puissance et le contenu de ce mot.

On ne peut pas être sûr que la vérité de ce document est la vérité des faits.
Un peu comme dans notre vraie vie et notre vie médiatisée

 


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Owni.fr : Les dix thèses de WikiLeaks
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